Nous 3, le retour aux States version cow boy !
Aout 2011, cap au Nord ouest, puis côte est.... un nouveau périple de 5 semaines... Cliquer sur "Archives" dans le menu pour voir la liste des articles

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Dans le sillage du MAYFLOWER!!!

Lundi 22 Août – 152Kms



Nuit toujours aussi agréable, surtout vers 2H00 du matin quand tombe la fraicheur. Ce matin, heureuse surprise, non seulement le ciel est dégagé, mais il souffle un petit vent frais agréable, qui assèche l'humidité de l'air et adoucit fortement la température.

 

Après un nettoyage raisonnable de l'appartement et le rangement du coffre, nous redescendons dans « back bay » le quartier downtown que nous apprécions pour changer QQ dollars; Aurel est venu avec pas mal d'Euros et nous avons commis l'erreur de ne pas les changer en France. Me remémorant qu'il y a 3 ans le change était très favorable aux states, je n'ai pas voulu me précipiter... Erreur, car les choses ont bien changé ici – Mais bon après QQ coups de fils nous avons trouvé un taux acceptable.

Nous arpentons un immense centre commercial construit en galeries sous verrières, qui relient plusieurs buildings – Magnifique, une architecture épurée, une lumière naturelle et une climatisation que n'aurait pas renié « Cap'tain Igloo »!!! Nous en profitons pour acquérir QQ cartes supplémentaires pour les P'tits Gros...

Direction PLYMOUTH à une trentaine de miles de Boston = la ville où en 1620 ont débarqué les premiers immigrants partis d'Angleterre sur le célèbre MAYFLOWER.

 

Route sois disant scénique mais inintéressante, arrivée à Plymouth sur le port; il faisait beau et bleu, le soleil brillait, donc ça nous a semblé un peu plus sympa que Salem; le temps y était qd même pour beaucoup, vous l'avez compris. En fait toutes ces villes que l'on annonce comme les attractions touristiques du Massachusetts, ne présentent qu'un intérêt limité : elles n'ont aucune originalité, leur maigre potentiel est sur valorisé, et surtout l'environnement est moche donc aucun écrin particulier, aucune envie de se promener sur une jetée (qui n'existe pas), aucune rue pimpante n'invite à flâner...Bref le Massachusetts a du mal à comprendre ce qu'est le tourisme, et on ressent comme souvent chez les médiocres plus de suffisance que d'efficacité.

Donc parlons de Plymouth me demanderez vous; évidemment puisque nous nous y sommes arrêtés.

 

Donc c'est ici qu'en 1920 les premiers gars qui allaient fonder l'Amérique (avec d'autres qd même..) ont arpentés une terre qui appartenait depuis 11.000 ans au peuple de la belle Pocahontas.

Le bateau reconstitué est amarré sur un quai, heureusement « photographiable » du jardin sinon c'est 10$ pour monter dessus.

Ensuite vous vous devez d'aller voir le mémorial « port rock », The rocher sculpté et gravi par les premiers pèlerins qui l'auraient trouvé sur la plage à leur débarquement; en fait il s'agit d'un gros caillou en granit, dont seule la date 1620 est gravée, et manifestement j'ai de la peine à croire que le gravage est d'époque. Le caillou aussi mais bon ça leur fait tant plaisir aux américains de se faire raconter la légende une énième fois.

Nous aussi nos grand pères ont immigré et ils n'en ont pas fait tout un plat!!!

Ce qui était marrant par contre c'est de ne voir aucun « black » au mémorial et pour cause...
Bien entendu, sur une plaque à l'entrée étaient inscrits les habituels poncifs, comme quoi les immigrants de 1620 anticipaient déjà que ce nouveau monde deviendrait une grande terre, un grand pays qui les combleraient (American dream déjà), une terre de liberté.. et gna et gna et gna.. Tu parles après les difficultés indescriptibles de la traversée, ils devaient tous penser à se soulager derrière les buissons, plutôt que d'imaginer un futur radieux et un besoin incoercible de graver un caillou en granit!!

Cependant, toute histoire est respectable et, en ce qui nous concerne, nous n'avons aucune leçon à donner quant aux petits arrangements avec les réalités de l'histoire.

 

BB reprend (ça faisait longtemps, la paresseuse)

Cape Cod : nous prenons une route cotière indiquée comme « scénique » sur mes cartes...

en fait l'ile de CC est noyée dans des forets de pins et de chênes, et sur la partie que nous avons fait aujourd'hui, nul point de vue sur la mer, aucun promontoire pour admirer la baie ou l'ile... dommage ; on n'a pas l'impression d'être sur une ile....les ravissants pavillons qui font en partie la renommée du lieu sont noyés dans les sous bois, la circulation dense....

petite incursion hors de la route pour trouver une plage, histoire de voir la mer.... bof bof, de ce coté là, pas de quoi oublier nos belles cotes françaises, loin s'en faut...

nous reprenons donc la 4 voies qui traverse 'ile et nous rendons sans encombre au « Wishing well » ; les chambres sont sympas, toute blanches et lambrissées, parfait pour l'escale d'une nuit.

 

Espérons que demain nous aurons une vision plus convaincante...

 

Hub reprend

trouver la « beach » est surtout y accéder n'a pas été facile, car ici tous les bords de mer sont squattés par des pavillons qui interdisent l'accés au domaine qui n'est plus très public... Ici, inspecteur pour le « Conservatoire du Littoral » n'est pas un métier d'avenir...

De plus, toutes ces villes soi -disantes « chicos » comme Marblehead où doivent se côtoyer des maisons sublimes et un way of life hors du vulgaire commun, sont moches et sans charme, ni attrait; nous sommes très loin de Carmel ou Santa Monica, Positano ou Cefalu, Saint tropez ou Fréjus, ou plus simplement Playa Del Carmen...

voilà bises à tous et bonne nuit

Béatrice, Norine, Aurélien et …........Oui encore Moi!!



Publié à 19:17, le 22/08/2011,
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SALEM didn't put A spell on Us (Salem ne nous a jeté aucun sort!!)

Dimanche 21 Août – 125Kms -



Effectivement, SALEM a été très loin de nous avoir « enchanté » et nous l'aurons quitté sans en ressentir les présumés « charmes ». Mais j'y reviendrai.

Nuit calme et reposante, c'est vrai que nous dormons bien dans ce pays et abattons 8 à 9 heures de sommeil sans problème.(ça c'est ce qui nous concerne BB et Moi, je vous laisse imaginer pour les enfants!!)

 

Toujours un copieux breakfast préparé avec « amour » par notre Maman à tous, les maillots et serviettes de bain dans le sac, boissons fraiches dans la glacière = « Go To Salem » et la cote atlantique tout autour dont tous les guides vantent la beauté.

Mon copilote aguerri nous fait rapidement sortir de Boston, un bout d'autoroute et après l'aéroport (lequel est très prés de la ville, juste de l'autre coté de la baie), nous prenons une petite route côtière. Bon rien, mais vraiment rien d'extraordinaire, des usines un peu décaties, des terrains très vagues, des ferrailles jetées un peu partout, QQ centres commerciaux depuis longtemps amortis = les banlieues habituelles, assez sordides, rien de chicos comme nous l'attendions. C'est surprenant comme tout change vite ici, QQ miles et nous entrons dans « Marblehead » le coin huppé des Bostoniens qui affichent leur réussite. Et à MarbleHead nous entrons dans un autre monde – Imaginez qu'entre St Cyr Au Monts d'Or et St Didier au Monts d'or, il faille traverser Vaulx en Velin ou Vénissieux... Et bien la c'est ce qu'on vient de faire. Le village calme et serein est une succession de maisons magnifiques toutes plus belles les unes que les autres; chaque propriétaire se différenciant de ses voisins, par l'architecture où tout semble permis (du plus élégant au plus « bourrin parvenu »; le nombre de voitures dans le garage permet également de situer votre niveau social, Le riche du coin doit posséder aussi un bateau = les vrais riches possèdent au bas du jardin un port privé, les nouveaux riches laissent dormir dans un coin du jardin leur bateau démâté et encalaminé comme le symbole de ce qu'ils ne seront jamais...

 

A coté clubs de tennis, golfs aux clubs houses précieux dont l'acceptation des candidatures et des dons est accueilli comme une bénédiction... Bon je me lâche un peu, penseront certains, en exagérant comme toujours mais ça sent l'oseille dans les rues calmes et ombragées de Marblehead., même si pour certains la grande difficulté est de maintenir tout ça à flot (comme pour leur bateau...)

Par contre leur plage est réellement à chier!! Nous sommes bien loin de la Rivièra ou de la cote basque...La aussi un peu de déception, nous nous attendions à tomber sur « THE BEACH ».... Beaucoup trop de bâtisses sont en vente, sans doute QQ conséquences de la crise des subprimes.

Puis nous reprenons la route de Salem, toujours écrasés par une chaleur lourde à la limite du supportable; une moiteur permanente qui nous colle, une transpiration incessante qui rend le moindre déplacement pénible. Même dans notre appartement, clim allumée, nous n'arrivons pas à être secs...La cote Est commence à me gaver!!!

Arrivée à Salem le village des sorcières (witches comme ils disent les Gars) – Ici aussi une ligne rouge pour nous faire visiter, sans en manquer un, les hauts lieux historiques du bled. Comme nous nous en doutions tout tourne autour des fameuses sorcières de Salem.

 

Un petit résumé d'histoire :tout commence en 1689, qd les 2 gamines d'un pasteur quelconque manifestent d'étranges comportements de convulsions, malaises, postures indécentes pour les Puritains de l'époque... Les médecins consultés ayant avoué leur impuissance, on finit par suggérer qu'elles ont été ensorcelées. S'ensuit alors une véritable confusion où tous les ploucs s'accusent mutuellement de sorcellerie et « la justice » prononce les arrestations à tour de bras. Immédiatement plus de 60 personnes sont mises au cachot, et le tribunal local condamne et fait exécuter plus de 20 personnes. (Sympa la vie à l'époque..) Il faudra l'intervention de la Cour Suprême de l'Etat en 1693, qui relaxera tous les accusés pour que les choses se calment. Pdt 250 ans plus personne ne parlera de sorcellerie et Salem se développera et deviendra un port très riche en commerçant avec l'Afrique et surtout l'Inde et la Chine. Cette splendeur maritime s'étiolera et disparaitra qd le port devenu trop petit pour accueillir les gros cargos, laissera sa place à Boston.

Donc 250 ans passent dans l'oubli de cette triste époque, jusqu'en 1953 où Arthur Miller (le mari de Marylin) écrit sa célèbre pièce « les sorcières de Salem » en s'inspirant des évènements de 1690. Puis un film célèbre en 1957 (moins célèbre que ma Naissance et celles de Henri Z. et Christian L...) avec Simone Signoret et Yves Montand et le mythe est relancé, Salem pense avoir trouvé son second souffle qui l'inscrira dans la postérité consumériste....

Fin du résumé..


Et nous voilà en ce Dimanche 21 Août 2011, arpentant les rues du bled, suivant comme des « gogols » une ligne rouge stupide qui court sur 700 mètres à peine et qui nous amène nulle part...

Tout tourne autour des sorcières, avec des « similis de musées » ridicules dans lesquels personne ne rentre, un « witch village » aux rues sales, aux murs crasseux, aux bâtiments décatis et hors d'usage où même les sempiternelles briques rouges crèvent d'ennui...(je n'ai fait aucun cliché c'est vous dire comme ce coin m'a inspiré..) Le plus triste sera de croiser QQ gens du coin déguisés en sorcières ou en personnages du 18ème siècle aux vêtements sales et rapiécés, qui tentent avec un espoir suicidaire de raviver une « splendeur » éteinte à jamais, ou à espérer le pourboire d'un gars compatissant...

Que dire des commerçants : des boutiques minables, des bimbeloteries ridicules de 30 ans de conception; même eux ne semblent plus y croire. Ils en paraissent pitoyables, écrasés d'un profond ennui sur leur comptoir. A peine s'ils vous sourient quand vous entrez dans leur estanco, convaincus qu'ils sont que la vague est déjà passée depuis longtemps, que plus personne ne croit aux charmes maléfiques de leur « trou du cul » de bled, et qu'il est trop tard ou qu'il faut être naïf pour croire qu'une «bonne  Fée » se penchera sur leur triste sort pour, d'un coup de baguette, transformer leur existence .

 

Cependant, se trouve à Salem le fameux PEM (Peabody Essex Museum) : magnifique musée d'objets maritimes rares, de sculptures précieuses, de marines, de proues sculptées, d'ivoires ciselés, de mobilier de bateau, autant de trésors rapportés par les capitaines et marins au temps de l'age d'or des compagnies maritimes de Salem...

BB tenait absolument à le visiter et nous avons bien fait de la suivre car effectivement nous y avons admiré des pièces et tableaux d'une autre époque et d'autres continents magnifiques. Quel dommage que l'on ne sache plus fabriquer de tels joyaux..

Puis arrêt chez « Murphy's » pour quelques supers « sand - witch » (celle la il fallait bien que je la place!!!), french fries et bière locale (la Harpoon, la Blue Moon).

En fin d'AM nous décidons d'arpenter le Northshore Mall- Gigantesque centre commercial qui ferait passer « La Part Dieu » pour l'épicerie de l'arabe du coin. Nous trouvons QQ fringues supplémentaires et surtout achetons au BestBuy un ordinateur au Grand Garçon (le sien ayant rendu l'âme avant de partir)

 

Bises à tous et bonne soirée ! 



Publié à 05:18, le 21/08/2011, Boston
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BOSTON downtown, follow the « Red Line »...

Samedi 20 Août – (pas de kilomètres, mais ça viendra)

 


Boston est une ville élégante et animée, composée de quartiers historiques variés et vivants...

Nous attaquons, après un saut par la ligne orange du métro de boston, par la fameuse freedom trail, balade de 4 km, guidés par une ligne rouge au sol, sur les lieux historiques de Boston : le cimetière Granary, datant de 1660, ou sont enterrées toutes les grandes figures de Boston du XVIIIème siècle : Paul Revere, Benjamin Franklin, John Hancock, Sam Adams.....

 

Suit la King's Chapel, puis la plus vieille école primaire de Boston (1635), Old South meeting House, lieu de rencontre des Puritains en 1729, puis lieu de toutes les contestations et rebellions contre le pouvoir anglais et la fameuse « TeaParty », quand les « américains » excédés par les taxes énormes sur le thé importé d'Angleterre brulèrent 3 navires emplis de thé ; ce fut le début de la révolution américaine....

Faneuil Hall, « berceau de la liberté », grand bâtiment offert à la ville par un commerçant d'origine française, Peter Faneuil. Sa grande salle au premier étage au dessus des échoppes fut le théâtre de réunion de protestation et de rebellion politique sans précédent....

Là, petit coup de fatigue, nous laissons le fil rouge se dérouler sans nous et obliquons vers le magnifique bord de mer de Boston, bord de baie devrais je dire....

 

une petite brise nous rafraichit, nous admirons quelques beaux yachts, et décidons une petite croisière d'une heure dans le port, histoire de voire le skyline depuis la baie....

avant cependant, une halte gourmande dans une taverne du bord de mer, qui sert les spécialités locales : le clam chowder (soupe de palourdes) et des lobsters (homards).

Nous resterons modestement sur du fryed cod,(poisson pané) hamburger et cesar salad.... (roulée dans une tortilla)

Hube reprend

Au début je l'ai pas très bien sentie la « ligne rouge », car nous commençâmes par 2 églises et 2 cimetières... Le premier dont BB vous a parlé, servait également de Mémorial au fameux « massacre de 1770 » - Renseignements pris, il s'agit en fait d'une altercation entre un bostonien et une tunique rouge qui dégénère quand la foule, toujours propre à s'échauffer, s'en mêle. Du coup, 8 soldats anglais se retrouvent acculés par la foule « en délire » et assoiffée de sang et de lynchage, pour se dégager et bééééééééé les gars ont tiré et ont flingués seulement 5 personnes!!!

Nous sommes quand même très loin du massacre de la St Barthélémy.... Je vous l'dit sont toujours « petit bras » ces rosbeefs!!! Apparemment les Bostoniens ont la rancune tenace.

 

Sinon, ballade très agréable dans cette ville qui alterne le moderne et l'ancien dans un original désordre apparent D'étonnantes alliances de styles entre le passé et le design moderne, des quartiers historiques à taille humaine, de nombreux quartiers résidentiels calmes et arborés donnent à cette ville une élégance qui ajoute à son charme.

 

Il n'empêche que je n'ai pas ressentis les mêmes frémissements que dans d'autres villes; sans doute Boston ne s'offre pas au premier regard et cette pudeur ou cette réserve se ressentent dans les premiers contacts et échanges.

Par contre il fait chaud à Boston et pire que la chaleur il y fait lourd. Une moiteur tropicale pénible qui me met immédiatement en nage. C'est sur que je me sentais mieux dans l'Ouest où il y avait bien moins d'humidité. De plus le temps lourd est également pas mal nuageux comme vous pouvez le voir sur les photos.

Enfin n'oublions pas que BOSTON reste le véritable berceau historique des États Unis puisque c'est bien d'ici qu'a commencé le long chemin vers l'Indépendance.

En fin d'AM nous récupérons notre nouvelle voiture; comme celle qui était prévue n'était plus disponibles (c'est ballot), nous avons exigé calmement mais fermement d'être « upgradés »... Vous vous en doutez, nous n'avons pas eu besoin de hausser le ton, ici le maître mot est « Enjoy » et tout s'est passé avec grands sourires - Donc nous héritons d'un gros 4X4 GMC avec un coffre aussi grand que la traverse. Demain nous vous mettrons une photo.

Dommage nous ferons moins de Kms et surtout nous ne devrions pas fréquenter beaucoup de piste – En cas nous irons le tester sur le sable des grandes plages de « Cape Cod »...

bises à tous, à demain !


Petite info, nous n'avons plus que 6 heures de décalage avec vous !



Publié à 19:04, le 20/08/2011, Boston
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Ballade à « Back Bay » - BOSTON downtown.

Vendredi 19 Août -



Finalement nous nous sommes décidés à quitter notre « havre de paix », bien reposés, blog de hier en ligne, pour visiter une partie du downtown de Boston.

Nous serons tous les deux car l'Aurel doit aller chercher Norine à la big bus station!!

En sortant de Moraine street, nous attrapons immédiatement le bus 39 direction « Copley square » (autrement dit centre ville). Prix du ticket 1,25$ le chauffeur nous donne une carte magnétique que je charge pour le retour; je ne vous explique le froid qu'il faisait dans le bus tant la clim marchait à fond!!

15 minutes d'auto-congélation, nous passons devant « North Eastern University » sur laquelle Aurélien avait hésité avant de choisir Sienna College (il a bien fait). BOSTON et alentours ne semblent être qu'un agglomérat d'universités (dont la plus célèbre est Harvard), de Centres de technologies diverses, d'Institut de toutes sortes (dont le plus célèbre est le MIT Massachusetts Institute of Technology)... Le business principal à l'air de bien se porter.

   

Nous sortons du bus à l'endroit prévu et découvrons sous de gros nuages gris le quartier chicos de Boston; celui où il est recommandé de ne rien acheter tant tout est cher. A peine descendus du bus nous sentons QQ gouttes et décidons d'entrer dans la bibliothèque municipale – A peine à l'intérieur un froid de canard car la aussi la clim marche …, l'orage éclate, des trombes d'eau se déverse sur les pauvres touristes et finalement nous en profitons pour visiter entièrement ce splendide bâtiment de style renaissance italienne (il n'y a que la clim qui fait un peu tache, imaginez Azay le Rideau ou le Palais des Doges climatisés!!!)

 


Des salles immenses où bossent des dizaines d'étudiants, des rayonnages à l'infini de livres rares, des éditions originales d'œuvres complètes d'auteurs américains et européens; Eric serait comme un fou dans ce TEMPLE de la littérature. Des employés aux lunettes rondes, pantalons ou tailleurs à rayures en tweed, qui leur donne l'air de sortir tout droit d'une pièce de théâtre des années 1920... Mais comme partout dans ce pays, disponibles pour vous aider dans vos questions et dans vos recherches. I LOVE CE PAYS!!!

Visite somme toute plus qu'agréable, pleine de surprises car il y avait QQ expos dont une de marionnettes, réalisées par un Bostonien du début du 20ème siècle... Je vous laisse imaginer BB!!! Malheureusement, unique tentative de création d'un théâtre de marionnettes à Boston, sans aucune descendance, ni possibilité d'en acquérir qq copies....

 

Puis nous arpentons « Newburry street » la rue de la Ré pour les lyonnais, la Canebière pour les autres (celle la, je l' ai déjà utilisée à DENVER, mais que voulez vous je l'aime bien!! Bon pour les cultivés de nos lecteurs nous pourrions dire le Bd Haussmann du coin.)- Le style architectural ressemble furieusement aux rues de Londres ou de Liverpool, avec des immeubles construits en briques rouges aux angles aigus, bon rien d'extraordinaire ou d'original.

Premières impressions d'une ville qui cherche son style, un pied aux states un autre en Europe, les Bostoniens que nous rencontrons sont plus « coincés » ou moins avenants qu'à Chicago ou dans l'ouest. Pour l'instant Boston semble une ville agréable, avec beaucoup d'espaces verts et de quartiers résidentiels, mais qui n'a pas l'originalité de Chicago ou San Francisco et qui n'apporte pas le même dépaysement.

 

Encore une fois ce n'est qu'une première et rapide impression et je vous en dirai un peu plus demain et aprés demain.

Avant de reprendre le bus 39, nous trouvons un super marché d'enfer. Bon ici aussi pas de différence au niveau température entre la droguerie et l'intérieur du rayon des plats cuisinés « findus »....Impressionnant l'énergie gaspillée dans ce pays. C'est vrai qu'il fait lourd et moite à Boston, mais de la à transformer le moindre établissement ou le plus insignifiant bus en « glacière coleman » …...

Pdt nos courses dans le « congélateur géant » nous recevons des nouvelles de notre « Bru », dont le « Greyhound » a pris du retard, nous prévenons aussitôt l'Aurel qui bat le pavé de la « bus station » depuis 45 minutes!!!

Retour à Moraine street où, agréable surprise, les 2 tourtereaux étaient rentrés, l'occasion de fêter immédiatement l'arrivée de Norine = bombay saphir tonic avec guacamole et nachos et pour le dîner = délicieuse caesar salad (préparée par BB) avec roosties et agrémentée d'un chardonnay 2008 de Hamilton Russel acquis pour un prix plus que raisonnable au supermarket de Copley Square. (je sais que mon grand ami Patrick D. partagera avec nous ce moment de délice!!!)

voilà première journée bostonienne très agréable et sympathique.

Bises à tous

Béatrice, Norine, Aurélien et.............toujours le même gars qui...........




Publié à 04:38, le 19/08/2011, Boston
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Transfert pour BOSTON

Jeudi 18 Août – Environ 3.500 Kms !!!



Comme tous les transferts en avion une journée fatigante, transpirante, usante, éreintante mais prévisible dans son évidente nécessité....

La veille diner dans un sympathique restau mexicain, dans lequel nous avons pris un plaisir évident à « bâfrer » sans aucune retenue!! Mais non, j'exagère comme toujours. Retour à l'hôtel, vérification que le taxi était bien « booké » puis dodo immédiat.

Lever 3H45 avec des heures de sommeil diverses pour chacun d'entre nous; évidemment, ayant à l'esprit ce réveil à ne pas rater, j'ai eu ma petite insomnie habituelle, Aurel, plus que d'habitude, au radar non assisté et BB récupérant les oublis de nos « brumes impénétrables »....

Le taxi nous attendait, chargement de la voiture, le gars qd même surpris malgré son expérience par le volume et le poids...

Aéroport régional de Helena où nous sommes pratiquement les premiers à l'enregistrement = il nous faut acquitter la modique somme de 145 dollars pour avoir le droit de faire voyager nos bagages en soute!!!! 23$ pour le premier bagage par personne et 35 pour le second. Et de mémoire DELTA AIRLINES n'est pas une « low coast ».. J'ai qd même acquitté 350€ par billet Putain!!! Et nous nous plaignons (surtout moi...) de nos compagnies européennes?? Croyez moi même « Jet 4 You », la filiale low-cost de la Royal Air Maroc offre un service luxueux comparé à ces compagnies de merde américaines... D'ailleurs, si elles sont toutes en difficulté financière, voire sous protection judiciaire comme United, c'est bien pour quelque chose. Et à mon avis ce n'est pas en traitant leurs clients ainsi qu'elles vont regarnir leur profits et voir le cours de leurs actions remonter.

Les 2 vols jusqu'à BOSTON auront été une épreuve somme toute rapide, malgré le « non service » insipide et sincèrement inutile tant il était succinct et rare...Ne parlons pas du personnel (un par avion) au type pré-retraité, payé uniquement pour distribuer un minuscule sachet de « peanuts » et un non moins minuscule verre de soda ou jus d'orange minute maid dont une cannette fait 4 voyageurs!!! Cette expérience nous aura conforté de ne jamais utiliser de compagnies américaines sur des vols trans-continentaux (surtout aprés les 3 expériences United Airlines)

COMPAGNIES DE MERDE!!!!

Bon voilà je me suis bien vengé de tout ce que je n'aurais pas pu dire pdt le vol, sans m'exposer à de sérieux ennuis judiciaires à l'arrivée; et oui la aussi les Cies ont trouvé la parade suprême aux mécontentements et exaspérations légitimes des clients maltraités = le personnel naviguant peut immédiatement porter plainte pour agression morale et les flics attendent « l'agresseur » à sa descente d'avion!!!

Heureusement nous récupérons tous nos bagages et prenons un « gros taxi » pour rejoindre notre maison victorienne dans le quartier de « jamaïca Plain » -

Jolie maison dans un quartier résidentiel calme. Nous avons loué tout le rez de chaussée qui se compose d'un grand hall d'entrée distribuant à droite sur 3 grandes chambres et la SDB, et à gauche sur un confortable salon, salle à manger et cuisine, elle même permettant d'accéder à un patio et au jardin. Dans le jardin nous constatons, comme d'ailleurs à notre maison de DENVER, que les installations électriques et téléphoniques sont dignes du Zimbabwe ou du Bangladesh... Curieux pays où tout est « contraste ».

 

Egalement un grand cellier, des placards, tout le confort moderne... Bref, nous nous y sentons tout de suite très bien et choisissons nos chambres.

Norine nous rejoignant de TORONTO aujourd'hui (19/08), le grand garçon s'est préparé (je précise à son Oncle qu'il s'est parfaitement rasé et récuré en profondeur dans la SDB), ce matin il a même refait son lit comme il l'a trouvé …. Ah le pouvoir de l'AMOUR

Aprés notre installation, il nous fallait procéder à quelques courses; nous avons arpenté d'un pas décidé le quartier de Jamaïca Plain à la recherche d'un super marché digne de ce nom. Hélas, nous n'avons pas trouvé grand chose même après avoir marché pdt plus d'1 mile.. Heureusement QQ boutiques éparses qui vendent un peu de « foods » nous ont permis de combler notre liste. Mais bon, même en centre ville il faut sa voiture pour trouver un super marché digne de ce nom. Et je ne vous parle pas de prix de vente de chaque produit... C'est du luxe.. L'Ouest était plus accessible.

 

La balade dans « Jamaïca Plain », si elle ne nous amène à aucun « supermarket », ne nous fait pas plus rencontrer de Jamaïcains... Le quartier récemment rénové offre le style « bobo » propre à toutes les villes dans lesquelles se développe une classe moyenne aisée. Plus aucun « rasta » dans les rues, aucune odeur de « ganja », aucun son de reggae... tout est propret, aseptisé et finalement aux « normes »...

A Boston nous rencontrons aussi beaucoup d'Afro-américains, espèce totalement absente (et je n'exagère pas) du Grand ouest; et si au Sud -Ouest nous avions rencontré beaucoup de « latinos », dans le Nord, comme les Noirs, ils brillent par leur absence.

Voilà, fin de cette journée de transfert, pendant laquelle nos pensées étaient encore tournées vers ces 3 semaines intenses que nous avons vécues, ces journées idylliques comme seul l'Ouest peut vous en offrir, ces pics déchiquetés et majestueux dominant ces prairies d'un vert intense, ces lacs à la surface impeccablement lisse, d'un vert émeraude, comme les merveilleux « Jenny Lake et Avalanche Lake », admirables caprices de la Nature, enchâssés au centre d'un amphithéâtre de pics aux cimes enneigés...Comme finalement, tout ce que nous avons parcouru pendant ces 5.000 kilomètres.

Ce matin grosse bulle dans nos confortables plumards, excellent breakfast, préparation de nos futures visites de cette ville et ces quelques lignes que je soumets à nouveau à votre intérêt amical.



Bises à tous = Béatrice, Aurélien et …....le gars qui s'obstine sur son minuscule clavier!!!



Publié à 19:01, le 18/08/2011, Boston
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